_____ღ Point de vue de Bill ღ
Quelque part sur la A14 du coté de Leipzig
____________________________Samedi 13 Novembre ___ 18 H 30
Bill _ Tom ! T'es lourd !
Tom _ Avoue que c'est drôle, merde !
Bill _ Non, c'est complétement idiot.
Tom _ Tu rigoles jamais de mes blagues. Même Saki l'a trouvé drôle. Donc, c'est toi qui n'a pas d'humour.
Bill _ Saki, ne me dis pas que tu trouves ca drôle ?!
Saki _ On ne doit pas parler au chauffeur.
Bill _ Bande de cons.
Tom _ Je gagne toujours Bill.
Bill _ Que tu crois.
Saki _ On arrive dans cinq minutes les gars.
Tom _ Enfin ! Je commence à avoir mal au cul à rester assis.
Bill _ Pourtant tu passes tes journées assis.
Tom _ Je sais.
Il me sourit, de ce sourire niais dont nous partageons le secret. Je ne peux m'empêcher de rire face à ses gamineries. Il a ce don de me faire rire n'importe où, n'importe quand. Je ne m'en plains pas mais il arrive qu'il devienne un peu lourd. Les dernieres kilomètres du trajet me semblent interminables. Tout comme l'était la semaine qui vient de s'écouler. On ne rentre pas souvent à la maison. Mais quand c'est le cas, ce sont toujours de superbes vacances. La majeure partie du temps, Maman se débrouille pour rester avec nous. Elle appelle toute la famille, nos amis les plus porches. Malgré que nous ayons 19 ans avec Tom, nous restons très proches de notre mère. Et ca nous fait mal de la voir aussi peu. Mais c'est la vie que nous avons choisi et nous devons en assumer les conséquences quelles qu'elles soient.
Saki gare la voiture dans l'allée mais nous restons à l'intérieur le temps qu'il sorte les valises du coffre. Comme d'habitude. Je ne regrette en rien d'avoir accepter la proposition de David il y a maintenant plus de 4 ans. Mais certains aspects de mon ancienne vie me manquent, comme celui-ci. Me promener n'importe où sans avoir peur que l'on se jette sur moi, ou que l'on m'insulte. Pouvoir rentrer chez moi sans avoir une tonne de vétements sur le dos. Mais j'ai choisi cette vie. Une fois que Saki a fini, nous sortons à notre tour avec nos grandes écharpes et nos bonnets. Il fait plus froid que je ne l'aurais imaginé. Nous revenons de Pologne, le temps était plus clément là-bas. Le ciel est clair ce soir. Ca va être une belle nuit.
Saki _ Je reste dans la voiture. Je partirais demain matin si tout va bien.
Tom _ Tu vas pas pioncer dans ta caisse ? Okay, elle est géniale et super confortable mais quand même.
Bill _ Tu veux pas rentrer ?
Saki _ Il y a une moto dans l'allée. Je pense que vous avez des invités.
Nous tournons machinalement la tête en direction de l'allée. En effet, une moto gris argentée occupe une bonne partie du chemin.
Bill _ Je savais pas que Jo' venait.
Tom _ C'est pas la bécane de Jo'.
Bill _ T'es sur ?
Tom _ C'est celle de Julie.
Bill _ Non, celle de Julie est rouge.
Tom _ Et celle de Jo' est noire.
Bill _ J'te parie 20¤ que c'est celle de Jo'.
Tom _ Pari tenu. Tiens TES valises.
Il attrappe son unique valise et me laisse comme un idiot au milieu du troittoir, mes trois valises sur le sol. Je l'incendie gentilment avant de me décider à bouger. Je réussis à caler l'une de mes valises sous mon bras et prends les deux autres avec les mains. J'avance lentement de peur de faire tomber l'une d'entre elles. Je vois Tom m'attendre devant la porte en souriant. C'est toujours la même histoire. Pour la simple et bonne raison que je ne les aide pas après les concerts, ils me laissent dans la merde dés qu'ils en ont l'occasion. Je veux bien avouer que je n'aide pas à ranger, si ce n'est ce que j'utilise, mais ce n'est pas une raison pour me laisser me démerder avec mes valises. Je soupire à la vue des cinq marches de l'entrée qui ne m'ont jamais paru aussi raides et aussi hautes.
Bill _ Tu me le pairas !
Tom _ Ouais. Enfin, si t'arrives vivant en haut.
La phrase de trop. Je monte ses satanées marches plus vite que je n'aurais du. Arrivé en haut, l'une de mes valises cogne contre la marche et s'ouvre, laissant ainsi mes sous-vétements s'étaler sur le sol. Tom ne se retient pas et son rire résonne dans la rue qui était si silencieuse avant notre arrivée. Je ne tarde pas à la suivre. La scéne parait si ridicule que je ne peux me retenir. Je lâche tout et range, ou plutot, entasse mes calecons, boxers et autres dans ma stupide valise qui a jugé bon de s'ouvrir juste devant la porte. Tom consent enfin à m'aider et sans que l'un de nous deux n'ait eu le temps de réagir la porte s'ouvre et une tornade brune s'abat sur nous. Johanna ...
Tom _ Quelle chiasse !
_____ღ Point de vue de Johanna ღ
A peine ces rires sont-ils parvenus à mes oreilles que mes jambes se mettent en mouvement toutes seules et me conduisent à la porte. Je l'ouvre à la volée et exécute un petit saut venu d'ailleurs mais réalisé à la perfection. En effet, je me retrouve autant sur Bill que sur Tom.
Tom _ Quelle chiasse !
Johanna _ Moi aussi tu m'as manqué.
Je m'éloigne de Bill et les bras de Tom se reserrent autour de ma taille. Tom. Mon grand frère adoptif. Celui qui m'a toujours protégé et qui continue de le faire. Celui avec lequel j'ai fait les pires conneries. Ma première cuite. Ma première colle. Ma première virée en voiture alors qu'aucun de nous n'avait le permis.
Tom _ Ca fait du bien de te serrer dans mes bras.
Johanna _ J'imagine. Si j'le pouvais, moi aussi j'me serrerais dans mes bras.
Tom _ T'as pas pris tes médicaments.
Johanna _ Non, j'les ai oublié. Et toi, t'es qu'un sale connard.
Tom _ Je sais que tu peux pas te passer de moi.
Johanna _ Malheureusement.
Il m'embrasse sur le front avant de me rendre ma liberté. Je me retourne et en quelques secondes, je me retrouve dans les bras de Bill. Mon Billou. On a une relation assez particulière tous les deux. Je ne pourrais pas la décrire parce que moi-même je ne la comprends pas. Bill c'est mon meilleur ami, ma meilleure amie, mon idole, le mec de mes rèves, tout à la fois. Je le sens fourer son nez dans mes cheveux. Une habitude qu'il a depuis plusieurs années maintenant.
Johanna _ Profite, j'ai pris ma douche ce matin.
Bill _ Faut toujours que tu casses tout.
Johanna _ Pour une fois que c'est pas Tom.
Il dépose un baiser dans mon cou et nous entrons enfin à l'intérieur. J'ai tout juste le temps de m'écarter afin d'éviter le bras de Simone. Depuis deux semaines, date à laquelle ils lui ont annoncé leur retour iminant, elle est plus qu'éxcitée. Surexcitée. Une vraie pile electrique. Ca me fait chaud au coeur de la voir comme ca.
Simone _ Bonsoir mon chéri.
Bill _ Maman, tu m'étouffes.
Simone _ Et alors ? J'ai le droit, je suis ta mère.
Bill _ Ma petite maman.
Simone _ Je te préviens, encore une seule allusion à ma petite taille et tu dors dehors.
Bill _ J'ai rien dit.
Simone _ Il y a du monde dans le salon.
Bill lui sourit et part rejoindre les autres, nous laissant seules dans le couloir. Je soupire sans le vouloir et Simone me prend ses bras. Je me laisse aller et ferme les yeux. Je les rouvre quelques minutes plus tard de peur de m'endormir.
Simone _ Ca va ma puce ?
Johanna _ Ouais, t'inquiète pas.
Simone _ Bien sur que si. Je sais très bien que c'est bientot leur anniversaire. Enfin,anniversaire, j'me comprends.
Johanna _ J'te comprends aussi. Mais je t'assure que je vais bien.
Simone _ Ils seraient fiers de toi.
Johanna _ Merci.
Elle désserre son étreinte puis repart dans la cuisine. Je rejoinds les autres dans le salon. Bien entendu, il n'y a plus aucune place dans le canapé, ni dans les fauteuils.
Johanna _ Simpa. J'm'assoie par terre peut-être ?
Andréas _ Pourquoi pas.
Johanna _ P'tit con.
Je les rejoinds et m'installe confortablement sur Andy. Je calle ma tête dans son cou et il pose ses mains sur mon ventre. Des années d'entrainement pour trouver cette position. Position idéale quand il s'agit de passer une nuit entière devant un écran de télé.
Simone _ Je vous sers un verre ?
Andréas _ Un truc fort si possible. Quite à mourir écrasé, autant être bouré.
Johanna _ Alors toi, Bogen de mes fesses, j'vais t'en mettre une.
Simone _ Jo', sois gentille s'il te plait.
Johanna _ C'est dur ce que tu me demandes.
Simone _ Je sais bien. Et non Andy, tu ne te boureras pas la gueule ce soir.
Tom _ Au fait, j'ai une question importante.
Julie _ Exprime-toi.
Tom _ A qui appartient la bécane garé dehors ?
Julie _ Ah ah, c'est ma nouvelle bibiche.
Bill _ Merde !
Tom _ T'as perdu frangin ! T'aurais pas du parier.
Johanna _ Encore un pari stupide.
Tom _ Mais j'ai gagné.
Julie _ Pour une fois.
Simone _ Ce soir, c'est champagne.
Julie _ On fête quoi ?
Simone _ Le retour de mes garçons.
On s'assied tous correctement et prenons les verres que Simone nous tend.
Simone _ A mes fistions, que je remercie d'avoir enfin pris des vacances.
Le bruit des verres et les rires remplissent rapidement la pièce. Pièce qui à ce moment précis respire la joie et la gaieté. C'est tellement rare de voir Simone rayonner autant depuis qu'elle connait de petits soucis au boulot. Ce que bien entendu, elle n'a dit à personne. J'ai surpris une conversation téléphonique de ma grand-mère. Et en parlant de téléphone, notre petite réunion est coupé par ce dernier.
Simone _ Je reviens.
Elle se lève du canapé et sors du salon. Le silence reprend alors place.
Bill _ Bon alors, quoi de neuf en ville ?
Johanna _ Beaucoup de chose.
Trop de chose.
____________________________
Salut à toutes, comment allez-vous ?
J'espère que ce chapitre vous plait.
On découvre les Kaulitz en intime.
Leur entourage, les retrouvailles.
Des petits problèmes surviennent.
Dîtes moi ce que vous en pensez.
Encore merci de m'accorder de votre temps.
J'vous embrasse et j'vous kiss ! ^^
_.-**-.__.-**-.
.-**-._ Jennifer _.-**-.
_.-**-.__.-**-.